La guerre Autolib’ – Voiturelib’ n’aura pas lieu

Dans la famille LIB’ je demande…

En cette fin de semaine, au réveil d’une belle Nuit Blanche, il était difficile de passer à côté du lancement à Paris d’Autolib’, l’ambitieux projet de Bertrand Delanoë, qui rêve de changer la ville avec ses Blue Cars. Moyennant un abonnement mensuel de 12 euros et un coût de location de 7 euros la demi-heure, tout parisien majeur et détenteur d’un permis de conduire valide pourra s’installer au volant d’une Autolib’, une petite urbaine de 3,5 mètres de long, électrique, très nerveuse et parfaitement adaptée à la conduite citadine. Bridée à 130 km/h, elle affiche une autonomie très satisfaisante de 250 kms, obtenue grâce à la batterie révolutionnaire au lithium qui avait permis à M. Bolloré de convaincre la Mairie de Paris de le sélectionner pour ce projet.

Très riche en innovations technologiques, la Blue Car est équipée d’un boîtier qui transmet à tout instant sa localisation aux systèmes de contrôle d’Autolib’ pour assister le conducteur et notamment l’alerter lorsqu’il franchit la zone de circulation autorisée, délimitée par les 45 communes d’Île de France appartenant au réseau Autolib’.

« Un mini-taxi que tu conduis toi-même »

Autolib’ s’annonce ainsi comme le nouveau Vélib’ : un service de micro-location de véhicule en milieu urbain. On imagine très bien les parisiens louer la petite urbaine pour aller faire leurs courses en hyper et rentrer avec en profitant de la station située très près de chez eux. Ou pour rentrer de soirée. Ou pour aller à un rendez vous d’affaires. Ou même au boulot un matin où les conducteurs de métro font des leurs.

« En fait, Autolib’ c’est un mini-taxi que tu conduis toi-même ! » ai-je entendu dimanche pendant le lancement de la Blue Car sur les Champs Élysées. Autolib’, le taxi dont vous êtes le chauffeur… C’est ce qu’a bien compris Nicolas Rousselet, le président des taxis G7, qui a déposé plainte contre Autolib’ pour concurrence déloyale…

Mais nous ne nous appesantirons pas sur la guéguerre des taxis parisiens face à Autolib’. Un chiffre remplace tous les discours sur leur légendaire rareté : il y a aujourd’hui 15 000 taxis dans les rues de Paris. En 1920, il y en avait 20 000.

Voiturelib’ ? C’est la grande sœur d’Autolib’ !

Ici, nous croyons en la capacité d’Autolib’ de changer en profondeur et de façon durable le paysage des transports parisiens. Notre combat est le même que celui d’Autolib’ : faire évoluer les mentalités et les usages vers une nouvelle ère, qui verra le rôle de la propriété se réduire petit à petit pour être remplacée par la communauté et le partage.

Dans ce grand mouvement vers la consommation collaborative, incarné aux Etats-Unis par Zipcar ou Airbnb, Voiturelib’ se présente comme le complément d’Autolib’ : une flotte plus grosse, une très grande variété de modèles et surtout aucune limitation de la zone d’utilisation et la durée de location : une escapade à Bruges en amoureux, un tour de France de trois semaines en famille, un déménagement… tout cela est possible avec Voiturelib’.

Enfin, et c’est non négligeable, si Voiturelib’ assure tous les véhicules loués sur sa plateforme et règle la transaction entre particuliers, le reste du service est décentralisé, ce qui permet notamment aux propriétaires de rentabiliser leur voiture personnelle et d’arrondir leurs fins de mois grâce aux revenus de location.

Dans la famille Lib’, l’Auto et la Voiture partagent la même philosophie et la même ambition. L’une a choisi Paris, sa banlieue, ses petits déplacements quotidiens. L’autre a choisi la France et ses mille variétés de trajets…

En fait, Voiturelib’, c’est la grande sœur d’Autolib’ !



Une réponse à “La guerre Autolib’ – Voiturelib’ n’aura pas lieu

  1. olivier dit :

    Bonne analyse, je crois dans les 2 concepts, ils sont effectivement très complétentaires!

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